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  • 10.28.2005

     
    CLIMAT:

    Des micro-climats à volonté!
    La Réunion jouit d'un éternel été, celui d'un climat tropical aux températures adoucies par les alizés, vents dominants d'Est-Sud-Est. Les écarts de température et de précipitations peuvent être importants selon l'altitude et l'exposition.Le versant Est (la "côte-au-vent") est plus humide car il reçoit les alizés.Le versant Ouest, (la "côte-sous-le-vent"), protégé par le relief, est beaucoup plus sec.L'année se divise en deux saisons. La saison sèche et fraîche dure de mai à octobre, avec de juin à août un "hiver" qui n'en a que le nom, sauf près des sommets. La saison humide et chaude, de novembre à avril, reçoit les deux tiers des pluies annuelles.La combinaison de l'altitude, des caprices du relief et de l'exposition aux alizés génère d'innombrables micro-climats qui font l'originalité de la Réunion... et le cauchemar des prévisionnistes de Météo France!

     
    POPULATION

    Une population arc-en-ciel:
    Qui sont les Réunionnais? Dans cette île bien plus qu'ailleurs, il est difficile de découper la population en tranches, de la classer en catégories. Sous le tropique du Capricorne, la froideur de la statistique est définitivement vaincue par les sentiments, qui dès l'origine ont amené les habitants de l'île à s'unir, bravant allégrement les frontières des couleurs de peau. Une chose est sûre :la Réunion compte 700 000 habitants aux origines diverses et souvent multiples.Les premiers venus étaient des Français aventuriers, accompagnés d'hommes et de femmes malgaches plus ou moins volontaires. Rapidement, des Indes portugaises, viennent les premiers apports du vaste sous-continent. Les premières décennies de l'histoire de Bourbon sont permissives, l'autorité du roi et du clergé n'y est guère affirmée. Très vite la population initiale se métisse au gré des premières unions, des premières naissances.Mais la mise en exploitation de la colonie par la Compagnie des Indes, dès la fin du XVIIème siècle, va bouleverser les modes de vie. Le recours à l'esclavage devient systématique. Les bateaux négriers débarquent sur les côtes de Bourbon des milliers d'hommes et de femmes achetés par les trafiquants sur les côtes de Madagascar et de l'Afrique. La population noire, devenue largement majoritaire, fait la prospérité de la colonie en souffrant sous les chaînes. Elle ne lui seront définitivement enlevées qu'en 1848.Après l'abolition de l'esclavage, les champs de cannes réclament toujours plus de bras et les colons font appel à une autre population :celles des "engagés" venus sous contrat des côtes sud-est de l'Inde. Un voyage sans retour pour la plupart de ces Tamouls, qui apportent dans la colonie française leur mode de vie et leur religion, l'hindouisme. Plus tard, d'autres émigrations volontaires toucheront l'île :celle des Indiens musulmans, venus du Goujrat, et des Chinois.Les mariages mixtes seront toujours plus nombreux au fil du temps. Les visages des réunionnais d'aujourd'hui sont de lait ou d'ébène, mais trahissent plus souvent les sangs mêlés des ancêtres. La beauté du métissage se révèle dans toute sa diversité, à chaque coin de rue de l'île. Des termes plus ou moins familiers subsistent tout de même pour désigner les origines respectives :"cafre" pour les Noirs aux traits africains, "malbar" pour les Indiens, "zarab" pour les Indiens musulmans, "yab" pour les blancs de condition modeste des Hauts de l'île...
    Une culture métissée
    De cette histoire pleine de mouvements et de rencontres, est née une grande richesse culturelle. Pour se comprenedre,les habitants de la colonie ont forgé une langue vernaculaire : le créole, hérité du vieux français, épicé de mots d'origine malgache ou tamoule, imagée à souhaits. Mais la grande majorité de la population s'exprime en français, qui est la langue officielle.Attachés à la France, les Réunionnais s'efforcent en même temps de ne pas oublier leurs racines. Les pratiques religieuses sont très présentes dans la vie quotidienne d'une majorité d'habitants.Musulmans mis à part, à peu près tous sont catholiques, parfois fervents. Mais les cultes des origines n'ont jamais été complètement oubliés. Certains descendants d'esclaves font encore le "service malgache", rite d'hommage rendu aux ancêtres. L'hindouisme expose ses mille couleurs sur les façades des temples qui fleurissent dans toute l'île. En octobre-novembre, le Dipavali, "fête de la lumière", réunit des milliers de fidèles, les processions et les spectaculaires "marches sur le feu" sont organisées au rythme d'un calendrier ancestral. Dans les centre-ville, le chant du muezzin répond souvent aux cloches des églises, l'encens brûle sous l'œil impassible du Bouddha...Chacun cultive, dans sa cuisine, dans ses croyances, le souvenir des origines. Il est émouvant, évoqué par les tambours et les chants du maloya, ce "blues" ternaire transmis en unique héritage par les esclaves. La musique du séga évoque, elle, davantage la rencontre des mondes européens et africains dans la petite île de l'océan Indien.A la Réunion, l'expression culturelle est à l'image de ses habitants :métissée et plurielle, un peu d'ici, un peu d'ailleurs.

     
    HISTOIRE:

    350ans d'histoire!
    Jusqu'au milieu du XVIIème siècle, l'île qu'on n'appelait pas encore la Réunion était inhabitée. Elle a reçu la visite des navigateurs arabes, portugais, anglais, hollandais. Elle était une escale appréciée sur la route du commerce en raison de l'abondance de l'eau douce, à proximité immédiate des rivages. On la retrouve sur de nombreuses cartes, sous des noms divers. Les Français lui ont trouvé une première utilité :celle de prison, ou plutôt de lieu de relégation pour des mutins indésirables à Madagascar. Le royaume tentait alors de prendre pied dans le sud de la Grande Ile, 700 km plus à l'Ouest. En l'an de grâce 1638, la petite île volcanique était devenue Bourbon, "possession du roy". Il avait suffi pour cela d'y planter une pierre gravée sur le littoral (aujourd'hui commune de... La Possession).Les premiers mutins y sont débarqués en 1643. Ils découvrent une prison de rêve, couverte de forêts, de gibiers et de rivières. Les premiers colons, accompagnés de serviteurs malgaches, s'y installent à partir de 1663. L'intérêt de l'île perdue se révèle progressivement. La Compagnie des Indes Orientales va la gérer d'une main de fer pendant un siècle, jusqu'à sa faillite en 1767. La culture du café se développe, le système de l'esclavage se met en place.Les colons blancs achètent leur main d'œuvre à des négriers qui arrachent hommes, femmes et enfants aux côtes malgaches et est-africaines. La population blanche des origines, qui avait commencé à se métisser avec ses premiers serviteurs de couleur, femmes malgaches ou indo-portugaises, devient largement minoritaire.A la fin du XVIIIème siècle, les plantations de café disparaissent rapidement, bientôt remplacées, à partir de 1815, par les champs de cannes à sucre. Pendant la Révolution, l'île a brièvement changé de nom. Les Sans-culottes la rebaptisent Réunion, symbole de la rencontre des troupes révolutionnaires à Paris, en 1790. De 1810 à 1815, elle est ensuite passée sous contrôle anglais, avant d'être rendue au Roi de France.L' île redevenue Bourbon prospère au XIXème, grâce à la canne. Le "roseau sucré" fait la fortune de la colonie. La lointaine France achète à prix d'or les pains de sucre moulés dans des dizaines d'"usines" attenantes aux propriétés coloniales. Les grands domaines s'étendent, l'intérieur montagneux de l'île est progressivement mis en valeur, les cirques se peuplent.En 1848, l'esclavage est aboli. Mais la canne nécessite toujours plus de main d'œuvre : appel est fait à des volontaires indiens et africains... dont les conditions d'existence seront bien proches de celles des esclaves.La société de plantation perdure jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, au rythme des crises de l'économie sucrière. De nouvelles cultures apparaissent. Une orchidée aux formes de liane, venue d'Amérique, fait naître des rêves d'opulence chez les colons : la vanille. Ses gousses séchées s'arrachent sur le Vieux Continent. Mais elle se reproduit mal dans l'île. Jusqu'au jour où un esclave de Sainte-Suzanne, Edmond Albius, découvre un moyen simple et efficace de féconder sa fleur, d'un simple geste de la main.Les champs de vanille s'étendent, le label "Bourbon" devient une référence mondiale, encore reconnue aujourd'hui. A cette époque, la Réunion découvre également qu'elle peut produire du géranium et du vetiver qui, une fois distillés, donnent des huiles essentielles appréciées des grands parfumeurs. De nouvelles cultures odorantes prospèrent dans les hauteurs propices de l'Ouest et du Sud. Mais la richesse de la terre ne profite pas à tous et les cours sont à la baisse.La population souffre dans une colonie oubliée. La France préfère miser sur l'immense Madagascar toute proche. Le 19 mars 1946, l'île obtient le statut de Département d'Outre-Mer. Elle devient française à part entière. Le mouvement s'accélère à partir des années 60 :la Réunion s'équipe, la jeunesse s'éduque, l'économie se diversifie et se développe. Le niveau des infrastructures locales n'a aujourd'hui plus rien à envier à la plupart des départements de métropole. Depuis le milieu des années 90, le tourisme rapporte davantage de recettes que la canne à sucre, la vanille, le géranium et le vétiver réunis.

     
    géographie

    Un Volcan surgit de l'océan!

    Au centre de l'île actuelle, de gigantesques effondrements ont formé trois cirques ouverts sur la mer par d'étroits défilés. Ils ont pour nom Mafate, Cilaos, Salazie. Parcourus de sentiers de randonnées, de cascades et de gorges, ils constituent aujourd'hui des attraits majeurs pour les amoureux de la montagne. La Réunion est une petite île presque ronde :une route nationale fait le tour en 240 kilomètres. Elle est une montagne posée sur la mer, née de deux événements volcaniques majeurs. Le premier a fait émerger le magma à la surface de l'océan il y a environ deux millions et demi d'années, autour d'un cratère central dont les vestiges constituent aujourd'hui le point culminant de l'île :le Piton des Neiges (3 069 mètres). Le second s'est produit à une trentaine de kilomètres au sud-est, il y a 380 000 ans. Un nouveau massif volcanique s'est formé et s'est accolé au premier. Le Piton de la Fournaise (2 632 m) est toujours en activité :il entre régulièrement en éruption, donnant un spectacle d'autant plus féérique que l'on peut approcher sans risque fontaines et coulées de lave.
    Une île bleue et verte:
    En raison de l'abrupt relief, les activités humaines se sont concentrées sur le littoral. On y trouve aujourd'hui les principales villes :Saint-Denis, le chef-lieu, Saint-Paul, la première "capitale", Saint-Pierre la sudiste. La belle architecture créole y est protégée des assauts de la modernité, pour conserver l'âme de ces cités bâties par de rudes pionniers. A Saint-Gilles, à Saint-Leu, à l'Etang-Salé, le vent des vacances souffle toute l'année au bord des plages. Dans les cirques et les plaines d'altitude, l'atmosphère se fait plus campagnarde, entre cases coquettes, champs accrochés aux pentes et pâturages piquetés de troupeaux.La canne à sucre forme autour de l'île une ceinture verte seulement interrompue, au Sud-Est, par le massif imposant du Volcan. Plus haut, le relief tourmenté n'a cédé que peu de place à l'agriculture.La montagne volcanique règne en maîtresse, tapissée de végétation et de cascades. La forêt des origines est encore visible à Bébour-Bélouve, dans la région de la Plaine-des-Palmistes ou à Mare-Longue, vers Saint-Philippe. Dans les forêts d'altitude, pousse le Tamarin des Hauts, arbre unique au monde, chéri des ébénistes.Un des charmes de la Réunion réside dans la variété de ses paysages, du plus végétal au plus minéral, baignés de chaleur tropicale ou vivifié par l'air pur des montagnes.

    10.22.2005

     
    faune et flore

    une nature en fete!

    La Réunion passionne les botanistes comme les amateurs de jardin et les amoureux de la beauté végétale. Sur cette petite terre perdue au milieu du vaste océan, une flore originale s'est développée sur le littoral comme dans les forêts d'altitude, coupée de toute influence extérieure. Puis l'homme est arrivé, marquant de son empreinte le paysage végétal de l'île. De nombreuses variétés, venues de tous les rivages tropicaux, y ont été acclimatés à des fins utilitaires, ou purement esthétiques.
    Les palmiers de tous les continents y voisinent aujourd'hui avec l'original latanier de Bourbon, les sous-bois des Hauts foisonnent d'orchidées sauvages. Les Réunionnais sont des passionnés des jardins et la case la plus humble est entourée de plantations flamboyantes!
    La vie foisonne aussi sous la surface de l'océan, à proximité des rivages. Le "tombant" du récif abrite une faune et une flore corallienne qui font la joie des plongeurs.
    La faune est moins riche. La Réunion n'a pu accueillir sur son sol, au fil des millénaires, que les rares espèces animales capables d'y accéder par voie de mer ou par les airs, oiseaux ou tortues... qui ont fini dans les marmites des premiers habitants! L'oiseau emblématique de l'île est l'élégant paille-en-queue, qui niche dans les falaises à proximité de la mer.
    Dans les cirques ou au-dessus des ravines, tournoie souvent un rapace baptisé "papangue". Les cerfs de Java qui s'ébattent dans les domaines forestiers de moyenne altitude ont pour leur part été introduits par l'homme.
    Au-delà, commence le royaume des grands poissons migrateurs :marlin bleu, daurade coryphène, espadon-voilier, thons, barracudas... Les pêcheurs au gros y plongent leurs lignes pour ramener des spécimens qui méritent parfois de figurer dans le livre des records, mais plus sûrement au menu des restaurants!

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